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Crise ADF: Grâce à la CDJP/Butembo-Beni, 250 enfants bénéficient dune écoute psychologique à Oicha

21 Feb, 2025

La Commission Diocésaine Justice et Paix a fait des écoutes psychologiques d'enfants écoliers traumatisés par des conflits armés dans le contexte de la crise ADF. 250 écoliers issus de 15 écoles primaires ont bénéficié de cette assistance psychologique en commune rurale de Oicha, territoire de Beni dans le Diocèse de Butembo-Beni au Nord-Kivu.

Ces activités sont organisées dans le cadre du projet de renforcement de la résilience des populations vulnérables et transformation des conflits dans la commune rurale dOicha, sous financement de MISEREOR.

Les enfants à écouter ont été sélectionnés selon différents critères définis: enfant orphelin victime de massacre, enfant rescapé de massacre et enfant témoin direct des atrocités. Les plus touchés ou affectés vont passer à la phase suivante où ils suivront la thérapie de groupe et partageront quelques thèmes pouvant aider à la détromatisation.

Mm LILIANE KAVIRA, psychologue à la CDJP/Butembo, a énuméré les types de traumatismes que subissent la plus part de ces enfants, en situation de guerre.

 « Nous avons observé des insomnies, le replie sur soi, le désespoir. Ces enfants ont surtout des cauchemars. Certains ont vu leurs parents décapiter, cest pourquoi ils ont souvent des flash-backs de ces évènements» dit-elle.

Cette écoute est la première phase avant de passer à la phase deux, consacrée à la psychothérapie. La deuxième phase sera focalisée aux enfants qui sont beaucoup plus affectés par la crise.

« Après ces écoutes nous allons nous imprégner de la situation traumatique des enfants, le niveau dimpact de traumatisme sur leur personne afin de bien les encadrer dans des groupes thérapeutiques » a-t-elle indiqué.

 

Une écoute qui redonne espoir

Les enfants ont particulièrement apprécié l'accompagnement de la CDJP/Butembo. En narrant leurs récits sur la guerre, ces enfants se sont sentis soulagés de voir ceux qui s'intéressent à leur traumatisme.

« Je me sens soulager après avoir parlé au psychologue. Surtout quand il ma demandé de surpasser mes peurs; en fait javais perdu un parent dans le massacre, ce nétait pas facile pour moi » explique MARLICK, avec des larmes aux yeux.

« Jétais tout le temps stressé par la perte de mes parents qui ont été massacrés dans le champ. Maintenant que viens de parler au psychologue je me sens bien » explique CLOVIS sous laire froide.

« On était au champ, ma mère, mon petit frère et moi, les ADF sont venus on a couru tous, à la mal chance ils ont attrapé mon frère et ils sont partis avec lui; jusquaujourdhui mon frère nest jamais revenu. En parlant aux psychologues de ce qui sétaient passé je me sens soulager, surtout quand elle ma conseillé de mintégrer dans des groupes bienveillants où je pourrais trouver refuge auprès des autres à chaque fois que je suis stressé » explique CHRISTOPHE, un écolier rescapé de massacre.

Depuis 2014 en territoire de Beni, les civils sont victimes de massacres commis par les rebelles ADF, ayant causé plusieurs milliers de morts. Les enfants sont parmi les personnes les plus vulnérables face à ces exactions, provoquant ainsi des traumatismes aux survivants des massacres.

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