Prix reconciliation
Diocèse de Butembo-Beni: des leaders communautaires formés sur la résilience psychologique face aux conflits
La Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni a organisé, du 8 au 12 juin 2026, une formation sur la résilience psychologique à l’intention des leaders communautaires de Kabasha, Oïcha et Kasindi. C’est dans le cadre du projet PEACE PROJECT.
Cette formation visait à renforcer les capacités des acteurs communautaires dans un contexte marqué par les conflits armés, les déplacements de populations et l’insécurité persistante. Des leaders communautaires, répartis en trois groupes, ont pris part à ces sessions de formation.
Les travaux ont porté sur la compréhension des effets psychosociaux des conflits, les mécanismes d’adaptation positive, la gestion du stress ainsi que les stratégies de promotion du bien-être psychosocial. La formation a également abordé les moyens de renforcer la cohésion sociale et de prévenir les tensions au sein des communautés.
À travers cette activité, les participants ont acquis des connaissances et des outils utiles pour accompagner les personnes affectées par les conséquences psychologiques des crises. Ils pourront également intégrer les notions de résilience psychologique dans leurs actions de sensibilisation et de mobilisation communautaire.
Prix reconciliation
Butembo et Beni : Des parajuristes formés à l’éducation à la paix
La Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni (CDJP/Butembo-Beni) a organisé une formation à l’intention des parajuristes des paroisses de Butembo, Beni et Oïcha sur l’éducation à la paix désarmée et désarmante. C’est dans le cadre des efforts de promotion de la paix sous l’insécurité et les conflits récurrents dans la région.
La formation a réuni plusieurs participants issus de différentes paroisses du diocèse. Elle visait à renforcer leurs capacités afin qu’ils puissent assurer la sensibilisation des fidèles sur les valeurs de paix, de justice et de cohésion sociale à l’occasion de la célébration de l’indépendance de la République démocratique du Congo.
Les travaux ont porté sur le rôle de la Commission Justice et Paix et des comités paroissiaux Justice et Paix, ainsi que sur plusieurs approches de promotion de la paix. Les participants ont approfondi les notions liées à la sagesse, au désarmement des cœurs, à l’éveil des consciences et au dialogue comme moyen de résolution pacifique des conflits.
Cette initiative entend renforcer l’engagement des parajuristes dans leurs communautés et soutenir la diffusion d’une culture de paix au sein des paroisses du diocèse de Butembo-Beni.
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Oïcha: une table ronde pour renforcer la collaboration entre autorités et population
Une table ronde multi-acteurs s’est tenue le 4 mars 2026 à Oïcha, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Cette activité a réuni des autorités locales, des leaders communautaires et des représentants de la société civile autour de la question de la collaboration entre autorités et population dans un contexte de violences armées.
Organisée par la Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni, avec l’appui de MISEREOR, cette rencontre s’inscrit dans un projet de renforcement de la résilience des populations vulnérables dans la commune rurale d’Oïcha.
Les échanges ont porté sur les pratiques de collaboration entre les autorités et les citoyens dans les domaines de la sécurité, de la paix et du développement. Les participants ont identifié les mécanismes existants ainsi que les difficultés qui freinent une coopération efficace. Ils ont également examiné les comportements à risque qui aggravent les tensions dans la communauté.
Ils ont également clarifié les responsabilités de chaque acteur et ont convenu de renforcer le dialogue régulier entre les parties. Un acte d’engagement commun a été adopté afin de soutenir les efforts de transformation des conflits et de promouvoir la paix dans la commune.
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Oïcha: 50 jeunes formés à la prévention des conflits et au plaidoyer stratégique
La Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni a organisé, les 7 et 8 février 2026, un atelier de formation à l’intention de cinquante jeunes de la commune rurale d’Oïcha, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. C’est dans le cadre du projet de renforcement de la résilience des populations vulnérables, soutenu par l’organisation MISEREOR.
Pendant deux jours, les participants issus de diverses couches sociales, organisations féminines, associations de taximen, groupes de pression, jeunes sans emploi, personnes déplacées, confessions religieuses, personnes vivant avec handicap, coordination de la société civile, partis politiques, ont planché sur trois axes notamment l’éducation à la paix, la prévention des conflits et le plaidoyer stratégique.
Le formateur a mis l’accent sur l’analyse de situations vécues dans la région. Après des présentations introductives sur chaque thème, les jeunes ont réalisé des exercices pratiques à partir de cas factuels observés à Oïcha afin d’aborder les interactions entre actions citoyennes et dynamiques conflictuelles.
Cette formation a été importante dans le contexte où la collaboration entre les acteurs civils, notamment les jeunes, et les autorités était encore insuffisante. Face au manque d’opportunités économiques et d’emploi, certains jeunes recourent à des actions violentes, des destructions de biens ou des intimidations, sans mesurer les conséquences sur la stabilité de la communauté.
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Butembo, Kyondo et Lubero Centre: Une table ronde pour améliorer le traitement des conflits fonciers
La Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni a organisé, du 5 au 9 février 2026, une série de tables rondes à Kyondo, Lubero et Butembo. Ces rencontres ont réuni des acteurs de justice, des chefs coutumiers, des parajuristes, des associations féminines, des représentants de la jeunesse et de la société civile autour du traitement des conflits fonciers dans les territoires de Beni, Lubero et la ville de Butembo.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de prévention des conflits mené par la CDJP en partenariat avec REDD et le soutien de MISEREOR. Le projet vise à renforcer la cohésion sociale et les capacités des acteurs locaux dans les zones concernées par la construction de microcentrales électriques.
Les participants ont échangé sur la manière dont les conflits sont analysés et traités, ainsi que sur la nécessité de clarifier les compétences de chaque intervenant dans l’orientation des dossiers. Un moment a également été consacré au plaidoyer auprès des autorités judiciaires. Ils ont formulé des recommandations visant à lutter contre la corruption, l’influence politique et l’ingérence de personnes influentes dans le règlement des conflits fonciers.
Partant des travaux, le formateur a souligné l’importance de disposer d’une procédure claire pour l’orientation des conflits fonciers selon les compétences, afin de garantir un traitement plus équitable et transparent.